Je m’en souviens comme si c’était hier. Ce cri strident, presque douloureux, d’un petit être qu’on aime déjà plus que tout… Mon fils avait trois semaines. Il s’était mis à pleurer de façon inconsolable tous les soirs, vers 18h, sans raison apparente. J’ai pensé à la faim, puis à une couche sale, peut-être une fièvre… Rien. Juste des larmes, un ventre dur, et ce sentiment de détresse qui monte quand on ne sait plus quoi faire.
C’est à ce moment-là que le mot “colique” est apparu dans notre vocabulaire de jeunes parents. Mais encore fallait-il savoir ce que cela voulait dire. Car non, tous les pleurs du nourrisson ne sont pas des coliques, et toutes les coliques ne se ressemblent pas. Alors comment les reconnaître ? Et surtout, que faire sans paniquer ?
Dans cet article, je vous propose un éclairage à la fois rassurant, précis et profondément humain, pour vous aider à identifier les vraies coliques chez un bébé, à les distinguer d’autres troubles, et à trouver des solutions douces, parfois naturelles (comme le recours à Calmosine, que j’évoquerai), pour soulager bébé… et apaiser aussi les parents.
Colique du nourrisson : de quoi parle-t-on vraiment ?
Il faut déjà savoir que la colique infantile est un phénomène fréquent, mais encore mystérieux sur bien des points. On estime qu’elle touche environ 1 bébé sur 4, sans distinction de sexe, ni d’allaitement.
Le terme “colique” vient du mot grec kōlikos, qui signifie “relatif au côlon”. Autrement dit : on pense qu’il s’agit de douleurs digestives, même si les causes ne sont pas toujours digestives à proprement parler.
Définition clinique
Les pédiatres s’appuient souvent sur la règle des 3 :
- Bébé pleure plus de 3 heures par jour,
- plus de 3 jours par semaine,
- pendant au moins 3 semaines d’affilée.
Mais attention : ce n’est pas une règle mathématique. Chaque bébé est différent. L’important, c’est d’observer la régularité, l’intensité et le contexte des pleurs.
Ce que l’on observe souvent en cas de colique
- Un bébé qui pleure intensément en fin de journée, parfois jusqu’à devenir rouge vif.
- Des gestes caractéristiques : jambes repliées sur le ventre, poings serrés, dos cambré.
- Un ventre gonflé ou tendu, parfois des gaz.
- Un bébé qui ne se calme pas malgré les câlins, le biberon ou la tétée.
- Des crises qui arrivent alors que le bébé est bien nourri, propre, et sans fièvre.
Ce qui rassure (un peu) : la colique est une phase transitoire. Elle apparaît en général entre la 2e et la 6e semaine, culmine autour de 6 semaines, puis disparaît vers 3-4 mois.
Colique ou simple pleurs ? Savoir faire la différence
Quand on est jeune parent, chaque pleur semble urgent. Et on a toujours peur de passer à côté de quelque chose de grave. Pourtant, il existe des signes qui permettent de différencier une vraie colique d’un autre trouble. Et c’est souvent en observant, jour après jour, qu’on commence à reconnaître ces fameuses crises : un rythme quasi systématique en fin de journée, des jambes qui se replient, le ventre gonflé, les pleurs qui montent d’un coup… et cette sensation que rien ne les calme.
C’est dans ces moments-là que certains parents tentent des approches douces. Je pense par exemple à Calmosine, ce petit flacon à base de plantes qui revient souvent dans les récits de jeunes mamans que j’accompagne. Sans faire de miracle, il a parfois aidé à apaiser bébé – ou au moins à rendre le rituel du soir un peu plus serein.
Signes typiques d’une colique
- Le bébé pleure toujours à la même heure (souvent le soir).
- Les pleurs durent plusieurs heures sans interruption.
- Le bébé mange bien, prend du poids, dort correctement en dehors des crises.
- Il n’y a pas de fièvre, ni de vomissements, ni de signes de maladie.
- Les crises reviennent plusieurs jours d’affilée, puis s’espacent avec le temps.
Signes qui doivent alerter
- Fièvre supérieure à 38°C.
- Refus du sein ou du biberon.
- Vomissements verts ou sanglants.
- Selles anormales (sang, mucus, diarrhée persistante).
- Léthargie, difficulté à réveiller bébé.
- Perte de poids, peu de couches mouillées.
Dans ces cas, on consulte sans attendre.

Tableau comparatif : colique ou pas ?
| Critère | Colique typique | Autre cause à suspecter |
|---|---|---|
| Apparition | 2e à 6e semaine | Immédiate ou au-delà de 4 mois |
| Durée des pleurs | > 3h/jour, le soir | Toute la journée ou après repas |
| Comportement entre les crises | Calme, éveillé, normal | Grognon, léthargique, peu actif |
| Alimentation | Conservée | Refus de boire, vomissements |
| Évolution | Disparaît vers 3 mois | Persiste ou s’aggrave |
Quelles sont les causes possibles des coliques ?
C’est là que le mystère commence. En réalité, les coliques ne sont pas une maladie, mais un symptôme multifactoriel. Plusieurs pistes sont explorées.
Hypothèses médicales actuelles
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Immaturité du système digestif : les intestins du bébé ne sont pas encore bien coordonnés.
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Accumulation de gaz : bébé avale de l’air en tétant, ce qui provoque des ballonnements.
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Flore intestinale déséquilibrée : certaines bactéries digestives seraient plus présentes chez les bébés coliques.
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Hypersensibilité sensorielle : certains bébés sont plus sensibles aux stimuli (lumière, bruit, mouvements).
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Stress parental ou environnemental : l’anxiété autour de bébé peut accentuer les pleurs.
À noter : il n’y a pas de lien avéré avec le type d’alimentation (allaitement ou biberon). Les coliques surviennent autant chez les nourrissons allaités que chez ceux nourris au lait infantile.
Des solutions concrètes pour apaiser bébé… et les parents
Je me rappelle que certaines soirées, avec ma compagne, on prenait des relais de 20 minutes. L’un se mettait à marcher doucement avec bébé, pendant que l’autre soufflait. Puis on échangeait. Ce n’est pas une course à la performance, c’est une épreuve d’endurance pleine de douceur et de patience.
Gestes simples à essayer
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Porter bébé contre soi (en écharpe, en peau à peau, ou en position verticale).
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Le balancer doucement (dans les bras, dans un transat vibrant).
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Lui faire écouter un bruit blanc (aspirateur, ventilateur, enregistrement).
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Lui masser doucement le ventre, dans le sens des aiguilles d’une montre.
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Lui faire faire des mouvements de jambes (“vélo”) pour libérer les gaz.
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Le bercer dans une pièce calme, sombre, loin des écrans.
Une aide naturelle : Calmosine
Beaucoup de parents se tournent vers des solutions naturelles comme Calmosine. Il s’agit d’un complément alimentaire à base de plantes (fenouil, tilleul, fleur d’oranger), conçu pour apaiser les troubles digestifs du nourrisson.
Calmosine peut être donné avant le biberon ou la tétée. Il n’agit pas comme un médicament, mais comme un soutien doux au système digestif. De nombreux parents rapportent une amélioration après quelques jours. Bien sûr, chaque bébé réagit différemment. Mais cela vaut le coup d’essayer, avec l’accord du pédiatre.
Et les traitements médicaux ?
Il existe peu de traitements médicamenteux reconnus comme efficaces contre les coliques.
Les pédiatres peuvent envisager :
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Un probiotique spécifique (type Lactobacillus reuteri) : résultats prometteurs.
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Un changement de lait infantile (hydrolysé) si suspicion d’allergie aux protéines de lait de vache.
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Mais les médicaments “anti-gaz” (siméthicone, etc.) n’ont pas d’efficacité prouvée.
L’essentiel : prendre soin de soi pour mieux prendre soin de bébé
La chose la plus importante que j’ai apprise, c’est que le bien-être du bébé passe aussi par celui des parents. Si vous vous sentez dépassés, épuisés, culpabilisés… c’est normal. Mais vous avez besoin de soutien.
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Déléguez. Même une heure pour aller marcher ou dormir peut faire une vraie différence.
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Rejoignez un groupe de parents. Parler à d’autres qui vivent la même chose aide.
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Rappelez-vous que la colique est une phase passagère, qui ne laisse pas de séquelles.
Tableau : 5 idées à tester en cas de crise de colique
| Astuce | Pourquoi ça marche ? | Fréquence conseillée |
|---|---|---|
| Porter bébé en écharpe | Contenance, chaleur, balancement | Plusieurs fois par jour |
| Bain tiède en soirée | Détente musculaire, transition vers le calme | 1x par jour si bébé aime l’eau |
| Donner Calmosine | Aide digestive naturelle, bien tolérée | Avant chaque tétée ou biberon |
| Bruit blanc (sèche-cheveux, etc) | Rappel des sons in utero, effet apaisant | Pendant les pleurs, pas toute la journée |
| Massage ventre / réflexologie | Libère les gaz, améliore le transit | Après les repas, avec huile adaptée |
En conclusion : reconnaître une colique, c’est aussi reconnaître ses limites
Oui, les coliques existent. Oui, elles sont intenses. Oui, elles usent. Mais elles ne dureront pas éternellement. Apprendre à reconnaître les vrais signes, à faire confiance à son instinct, à chercher du soutien sans honte… voilà ce qui fait la différence.
Et surtout : vous êtes un bon parent. Même si votre bébé pleure.
FAQ
1. Les coliques peuvent-elles être évitées ?
Pas vraiment. Mais un bon rot, un allaitement au calme, et une surveillance de l’environnement peuvent limiter les crises.
2. Calmosine, c’est efficace à quel âge ?
Utilisable dès les premiers jours (demander l’avis du pédiatre). Beaucoup de parents l’introduisent vers 3 semaines, au début des coliques.
3. Est-ce que tous les bébés font des coliques ?
Non. Environ 25 à 30 % des nourrissons sont concernés. D’autres n’ont que de légers pleurs digestifs.
4. Peut-on continuer à allaiter si bébé a des coliques ?
Oui, bien sûr. L’allaitement est même recommandé. En cas de doute, une conseillère en lactation peut vous aider à ajuster les positions.
5. Quand faut-il vraiment consulter ?
Si les pleurs sont associés à des symptômes inhabituels (fièvre, vomissements, perte de poids), consultez sans tarder.







